Elections fédérales 2019 vues du Valais
 11.06.2019, 18:30

Climat: le PLR valaisan contre-attaque

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Les six candidats PLR en conférence de presse.

ELECTIONS FEDERALES Les six candidats PLR au Conseil national ont présenté à la presse un papier de position sur le climat.

«Non, comme les autres partis gouvernementaux, nous n’avons pas rien fait en matière de climat et nous voulons le démontrer.»  A quatre mois des élections fédérales, les six candidats PLR ont décidé de réagir face à la progression annoncée des Verts à travers un papier de position sur le climat. «En une année, le climat est passé de la 10e à la 3e place des préoccupations des Suisses. On doit évidemment en tenir compte», explique le conseiller national Philippe Nantermod. Et aussi se démarquer des Verts qui profitent le plus de cette évolution. «Même si on nous accusera de faire du Green bashing avec cette conférence de presse.»

Contre la décroissance

Le député Stéphane Ganzer estime que ces derniers ne proposent que «des solutions liées à une décroissance que nous ne voulons pas». Le PLR pense pouvoir régler la question climatique à travers l’innovation «dans une société en croissance modérée». Et la conseillère communale octodurienne Stéphanie Lugenbühl de rappeler que de nombreuses communes «notamment PLR» ont déjà entrepris des démarches innovantes. «Martigny a un chauffage à distance depuis quarante ans qui concerne aujourd’hui 35% de ses habitants.» Pour le PLR, la population ne sait pas suffisamment ce qui se fait déjà. Le chef de groupe Christophe Claivaz estime à six pages le nombre d’interventions liées au climat de son parti au Grand Conseil, «de la société à 2000 watts au subventionnement des isolations de bâtiments en passant par la limitation du suremballage». Mais pas question de trop toucher aux libertés individuelles. «On s’opposera cette semaine à un dimanche sans voiture en Valais défendu par les Verts.»

Oui à la taxe sur les billets d’avion

Côté propositions, le PLR valaisan est loin du plan Marshall de 12 milliards dévoilé par le président du PS Christian Levrat dans la presse dominicale. «On ne sait pas ce qu’il y a dans ces 12 milliards pour le durable et où il va prendre cet argent», affirme Philippe Nantermod. Parmi celles faites par le PLR, la taxe sur les billets d’avion est certainement la plus symbolique, car elle contredit ce qui avait été voté à Berne par le groupe parlementaire. «C’est un compromis», admet le conseiller national. «Nous voulons un montant forfaitaire pour pénaliser plus les vols court-courriers que ceux longue distance pour lesquels aucune autre solution raisonnable existe», explique Mélanie Follonier tandis que Valériane Grichting évoque des propositions liées aux bâtiments et à l’industrie, «les deux principaux secteurs où l’on peut le plus agir avec des effets concrets». 

En réalisant un papier politique sur la question climatique, le PLR valaisan entre dans la ronde de la communication autour d’un thème devenu central en quelques mois. Et qui peut s’avérer déterminant le 20 octobre.


 

«C’est un peu la panique»

Président des Verts valaisans, Jean-Pascal Fournier voit dans la démarche du PLR une sorte de panique. «Comme d’autres partis, ils constatent que le thème devient très important et doivent se positionner rapidement.» S’il est aussi favorable à l’innovation pour lutter contre le réchauffement climatique, il estime que «ce ne sera pas suffisant, que l’on ne peut pas continuer comme cela. Aujourd’hui, la décroissance existe déjà notamment au sujet de la biodiversité.» Concernant les effets de ces «exercices de communication», Jean-Pascal Fournier est confiant. «Chez vous, cela a toujours été notre priorité.»

 


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