Courrier des lecteurs

15.04.2019Directives sur les armes

Réponse à  Anne-Marie Grand (voir «Le Nouvelliste» du 15 avril).

Votre affirmation que «la sortie de Schengen n’est absolument pas certaine en cas de non» me laisse perplexe. Il se trouve que la chose est réglée dans une loi, une loi européenne... pas un règlement interprétable mais une loi. Je pense que l’Europe a d’autres chats à fouetter que de changer sa loi pour faire plaisir à un pays – qui plus est «non membre» – et aussi que en tant que membre de Schengen je n’accepterai pas un Schengen «à la carte» alors qu’aujourd’hui je profite bien du fait que cela soit strict et non discutable – sinon le système s’effondrait instantanément.

Deuxième affirmation: «En cas de non, un processus de pourparlers en vue d’un compromis... avec de fortes chances d’aboutir.» Faute d’un accord unanime dans les 90 jours avec la Commission européenne et tous les autres Etats membres, il y a dénonciation automatique.
Le risque encouru est grand, surtout vu nos relations actuelles avec l’UE et le temps que prennent généralement nos discussions avec l’Europe. 

René Luthi, 1869 Massongex
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