11.06.2019, 11:25

Le compte de l’Etat du Valais félicité par les députés

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La majorité des députés se sont montrés satisfaits du compte 2018 de l'Etat du Valais.

Grand Conseil Le compte 2018 de l’Etat du Valais a permis de mettre plusieurs centaines de millions de francs dans des fonds de réserve. La majorité des groupes s’en réjouit, alors que l’Alliance de gauche demande que l’Etat s’engage en faveur de la classe moyenne.

La grande majorité du Grand Conseil salue avec un certain enthousiasme le compte 2018 de l’Etat du Valais, analysé par le Parlement cantonal mardi matin. Il faut dire que ce compte, qui affiche des dépenses de 3,79 milliards de francs, a été bouclé avec une marge de 8,7 millions, alors que le budget prévoyait un déficit.

Le budget est surtout marqué par une marge d’autofinancement record de 387 millions, qui permet de financer tous les investissements (195 millions) et d’alimenter des fonds de réserves pour 280 millions.

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Large satisfaction

Résumant la situation, le chef du groupe des chrétiens-sociaux du Haut Diego Clausen estime que l’Etat du Valais est «sur la bonne voie» grâce aux versements de la BNS, aux recettes fiscales supérieures au budget et à la bonne conjoncture, le tout accompagné par une certaine rigueur budgétaire.

Des nuances

Plusieurs groupes ont apporté des nuances à la satisfaction quasi générale.

Comme d’autres chefs de groupe, Grégory Logean (UDC) note que «chaque année, il y a une grande différence, de l’ordre de 20%, entre les montants prévus pour les investissements et les montants réellement engagés», alors qu’il y a des retards au niveau de l’entretien des routes et des bâtiments étatiques.

Joachim Rausis (PDC du Bas) évoque l’inflation des postes dans le para-étatique, notamment à l’Hôpital du Valais.

Jérémy Savioz (Verts) constate que l’Etat paie 2 millions francs aux banques pour des intérêts négatifs. Il s’oppose à la volonté affichée par le Conseil d’Etat de ne plus procéder à l’engagement de personnel, car plusieurs services manquent sérieusement de personnel, en raison de la croissance démographique, mais aussi de la complexité des dossiers.

Sidney Kamerzin (PDC du Centre) estime que le Service de la santé est «un moins bon élève» que les autres, lui qui enregistre un dépassement de dépenses de 10 millions.

Christophe Claivaz (PLR) calcule qu’avec les nouvelles recettes provenant de la BNS, le Valais dépend pour près du quart de son budget de la Confédération.

Critique de l’Alliance de gauche

Chef du groupe de l’Alliance de gauche, Emmanuel Amoos se montre le plus critique. Il estime que les coupes budgétaires réalisées il y a quelques années ont été faites dans la précipitation, notamment en matière de subventions de caisse maladie. Pour lui, la majorité de droite du Grand Conseil a demandé à la population de faire des sacrifices, alors que l’Etat se retrouve aujourd’hui avec un bénéfice réel de 230 millions. Aujourd’hui, «l’Etat a les moyens d’agir; il est temps d’agir en faveur de la classe moyenne qui n’en peut plus».

Des changements prévus

Pour répondre à des demandes récurrentes, le conseiller d’Etat Roberto Schmidt a dit espérer pouvoir dégager plusieurs postes dans l’administration en analysant les structures de l’Etat pour pouvoir les attribuer à des services qui en ont besoin, notamment le service des contributions. Il déclare toutefois: «Ce n’est pas facile de déplacer des gens» dans l’administration, «parce que chacun dit qu’il a suffisamment à faire» là où il travaille.

Le Grand Conseil va analyser les détails du compte de l’Etat durant cette semaine de session.


 


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