12.01.2018, 00:01

Le Comité Lötschberg durcit le ton envers Berne

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Le Comité Lötschberg  durcit le ton envers Berne

 12.01.2018, 00:01 Le Comité Lötschberg durcit le ton envers Berne

Le Comité Lötschberg «exige» «impérativement» un aménagement qu’il serait «irresponsable» de différer. Un report qui serait «un poison» pour la politique de transfert du transport de marchandises vers le rail en plus d’être «fatal pour le tourisme» et «pour la politique de mobilité mise en place»...

Le Comité Lötschberg «exige» «impérativement» un aménagement qu’il serait «irresponsable» de différer. Un report qui serait «un poison» pour la politique de transfert du transport de marchandises vers le rail en plus d’être «fatal pour le tourisme» et «pour la politique de mobilité mise en place» par le Valais. Les mots utilisés jeudi à Berne devant la presse par le Comité Lötschberg sont clairs: à quelques jours de la fin de la mise en consultation du plan d’aménagement ferroviaire 2030-2035 du Conseil fédéral – le 15 janvier – le ton envers Berne s’est nettement durci.

Pour rappel, aucune des deux variantes proposées en septembre par le gouvernement – l’une à 7 milliards de francs, l’autre à 11,5 milliards – n’incluait l’extension du tunnel de base, à voie unique depuis 2007, travaux qui doubleraient la capacité d’un ouvrage qui arrive à saturation, selon le comité.

Les autres dossiers fédéraux pas contestés

L’«oubli» a, selon sa coprésidente Barbara Egger-Jenzer, conseillère d’Etat bernoise, «fortement irrité» le Comité Lötschberg, qui regroupe 330 membres – dont plus de 140 parlementaires – des cantons de Berne, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Fribourg, Neuchâtel, Soleure et du Valais.

Leur demande: la hausse de l’enveloppe fédérale globale à 12 milliards de francs et l’équipement des 14 kilomètres du second tube – déjà creusé. Des travaux devisés à 920 millions de francs. «Tous les projets défendus par le Conseil fédéral sont utiles et nous ne contestons pas leur qualité, mais plusieurs de ces dossiers comportent une marge de manœuvre sur le plan financier; nous demandons un équilibrage», explique le conseiller d’Etat valaisan Jacques Melly, coprésident du Comité Lötschberg.

Pas de réponse avant 2019

Un équilibre sans lequel le Lötschberg ne verrait pas sa situation évoluer avant 2035 alors que le tube actuel doit, lui, faire l’objet d’un assainissement en 2040. Et qui resterait la seule ligne Intercity sans cadence semi-horaire en Suisse. Une épine dans le pied du tourisme, selon le comité.

Berne doit maintenant rédiger son rapport sur la consultation. «On devrait déjà avoir un bon – ou mauvais – signe dans le message du Conseil fédéral cet automne», selon la conseillère nationale valaisanne Viola Amherd, directrice du Comité Lötschberg. Pour une réponse définitive, il faudra attendre le printemps 2019. Au moins.


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